Voyager dans le passé au plus-que-présent avec l’IA

Je vais essayer de vous raconter ce voyage dans le passé que j’ai fait au plus-que-présent, avec l’IA et ma musique. Conservation. Reprendre des morceaux, des textes, des gestes enregistrés il y a trente ans. Anticipation. Savoir qu’ils peuvent revivre sans s’effacer. Engagement. Les remettre en jeu, les confronter à une nouvelle machine, choisir, rejeter, recommencer. Lâcher-prise. Reconstruire au présent un essentiel émotionnel du passé. Je suis dans le train pour aller travailler et je bricole sur mon téléphone des arrangements. C’est nouveau. Quelque chose est étrange : le morceau sur lequel je travaille date de 1997. Le texte qu’il accompagne date, lui, du début des années 90. Et l’outil que j’utilise pour les remettre en mouvement n’existait évidemment ni Lire plus …

le plus-que-présent à travers 6 artistes

« L’art a toujours été une tentative de capturer l’insaisissable, de donner une forme à ce qui échappe, de suspendre un instant dans un espace où passé et futur s’entrelacent. À travers les œuvres de six artistes majeurs — Maria Santarès, Pierre Félan, René Dupré, Guiseppe Amarovich, Yvan Taroff et David Brighter — émergent des visions singulières du plus-que-présent, ce territoire où l’instant ne se fige jamais, mais se déploie dans une dynamique plus vaste, reliant le visible à l’invisible, l’histoire à l’anticipation. Maria Santarès – L’urgence d’un instant qui persiste Dans Impulsions, Maria Santarès déploie une œuvre traversée par la fulgurance, où chaque geste pictural cherche à capter non pas un moment, mais l’intensité même de la perception. Ses toiles, Lire plus …

Carlos Eduardo Solarès – Présences temporelles

Né à Buenos Aires en 1931, Carlos Eduardo Solarès est un compositeur et chercheur musical argentin dont les travaux ont bouleversé notre conception du temps, de l’espace et de l’écoute. Issu d’un milieu modeste—un père réparateur de radios et une mère couturière—il a grandi dans une atmosphère où la créativité était à la fois une nécessité et un art de vivre. Les origines et l’influence du quotidien Dès l’enfance, Solarès baigne dans un univers sonore où le bruit des machines à coudre se mêle aux grésillements des postes de radio. Fasciné par la richesse acoustique de son environnement, il développe très tôt une approche expérimentale de la musique. Il voit dans chaque son, aussi banal soit-il, le germe d’une forme Lire plus …

Futur, ancien, fugitif – les limbes du temps

Beaucoup de tristesse dans cette exposition ; grotesque, obscène, mécanique, anxiogène, voyeur, vindicatif, démonstratif, grossier, …, statique. Comme si l’espace et le temps n’existaient plus – bloqués dans les limbes d’un hyperespace contemporain – sans regrets ni espoirs. Au plus-que-présent, tout est plus intense, hypersensible ; et lorsque les artistes sont en manque de vie, l’expérience est dévastatrice car la trace qu’ils laissent est morbide puis mortifère. Au palais de Tokyo, l’exposition « Futur, ancien, fugitif. Une scène française » est dans un sale et nauséabond air du temps. Âmes sensibles, s’abstenir.

Le cinéma

Le cinéma est une expérience du plus-que-présent. On peut être spectateur et vivre le film au présent ou alors acteur et vivre le film au plus-que-présent. Pour cela : Se laisser s’attacher aux différents acteurs du film ; sans filtre sur la qualité de leur jeu. On y est quand on se prend d’amitié pour un personnage du film. Se laisser captiver par l’histoire comme si elle était essentielle pour soi ; sans filtre sur la cohérence du déroulé. On y est quand on pleure ou rit d’une situation. Se laisser ressentir le décor comme si c’était un rêve ; sans filtre sur la pertinence. On y est quand on aimerait y être. Se laisser, … « Se laisser » est un Lire plus …

On Air – Tomás Saraceno

Cette exposition au Palais de Tokyo est une expérience du plus-que-présent où le temps et l’espace sont mis en scène avec poésie et engagement, à travers les tissages des araignées et la légèreté des ballons d’air. L’espace est tissé par les araignées. Ces liens fins qui relient les points de l’espace dessinent des architectures fines et robustes et une impression de fragilité semble animer les spectateurs. A d’autres endroits, l’artiste tisse lui même des fils dans des espaces où l’on peut se glisser. L’espace devient ludique, apprivoisé. > Les fils qui tissent l’espace sont infiniment plus petit que l’espace qu’ils délimitent. Observer le vide et s’y déplacer plutôt que de suivre les fils est une expérience du plus-que-présent. L’espace est Lire plus …

Arles – photographies

A la différence de la peinture que l’artiste construit au fur et à mesure, la photographie est un instantané. L’art du photographe repose dans sa maîtrise des conditions extérieures pour sublimer, un instant, le présent avec son intention.

Nice – Cosmogonies

L’expérience de l’origine au mamac. Comment fixer dans le présent sa vision de l’origine ? Bien que la proposition soit de passer par les éléments (terre, eau, …), la poésie de chaque artiste transcende cette posture géologique dans une posture plus que présente.

Nice – Matisse & Picasso

Comment ces deux artistes ont travaillé ensemble à distance en utilisant toutes les forces du plus-que-présent. L’anticipation ou la justesse du trait. La conservation ou la cohérence du dessin. Le lâcher prise ou ces surprises picturales. L’engagement ou la conviction que peindre est comme respirer, manger ou marcher.