Confination

Sous coronavirus Au cœur du week-end Pascal Sous la pluie Sous le toit Sous la couette Sur le ronronnement du chat Quand le temps et l’espace sont contractés à ce point, le confinement nous confit. Pluie sous le toit, et la grande question : va-t-elle s’arrêter ? Ou au contraire va-t-elle redoubler d’intensité ?Cela n’est pas sans rappeler la grande question du capitaine Haddock : la barbe, sous ou sur la couverture ?

Se confiner – un verbe du plus-que-présent

Au lancement de ce blog, j’écrivais que « le temps est venu semble-t-il pour les hommes de vivre l’expérience du plus-que-présent : une conscience nouvelle de soi et des hommes. » Il est probable que le confinement généralisé lié au Coronavirus soit un nouveau marqueur de ce temps venu. Au plus-que-présent, confiner est verbe plus que jamais pronominal : c’est un verbe d’action. Je ne suis pas confiné > je me confine.  Suivant le niveau de conscience que l’on a du plus-que-présent, se confiner se réalise différemment > ici 3 progressions pédagogiques. Niveau 1 : dans la conception classique du temps et de l’espace. « Le temps s’écoule et l’espace s’emplit. » Conservation : Chez soi. Les meubles, les murs, le plancher, l’eau, l’électricité, Lire plus …

Futur, ancien, fugitif – les limbes du temps

Beaucoup de tristesse dans cette exposition ; grotesque, obscène, mécanique, anxiogène, voyeur, vindicatif, démonstratif, grossier, …, statique. Comme si l’espace et le temps n’existaient plus – bloqués dans les limbes d’un hyperespace contemporain – sans regrets ni espoirs. Au plus-que-présent, tout est plus intense, hypersensible ; et lorsque les artistes sont en manque de vie, l’expérience est dévastatrice car la trace qu’ils laissent est morbide puis mortifère. Au palais de Tokyo, l’exposition « Futur, ancien, fugitif. Une scène française » est dans un sale et nauséabond air du temps. Âmes sensibles, s’abstenir.

Construire du temps

Plutôt que de considérer le temps comme une dimension de l’expérience, considérons que c’est l’expérience qui fabrique son propre temps (instant, moment, projet, voyage, repas, action d’un verbe d’état). Pour fabriquer ces expériences, nous y intégrons des images, des souvenirs, des pensées, des parcours, des plans, … À savoir qu’un souvenir n’est qu’une projection au présent d’une idée que l’on a du passé et qu’un plan est une projection au présent d’une idée que l’on a du futur. Ainsi, l’expérience est la « résolution » d’un ensemble d’état ou plutôt de pensées au présent. Au plus-que-présent, cette expérience est construite consciemment – créant un présent augmenté. Une illustration avec le projet Communément, dans une vision unidirectionnelle du temps, le projet est une Lire plus …

Saint-Pétersbourg – la Puissante

Saint-Pétersbourg est puissante ; la noirceur et la force de la Neva ; les palais gigantesques, les sombres canaux, les églises luminescentes et les grandes artères. Le ciel glorieux et le soleil de minuit magnifient la cité russe. Deux champs d’expérience du plus-que-présent : le vertige (attirance et répulsion du fleuve, nuits blanches, complexité russe) et la stabilité (rigueur et précision, solidité des édifices et des traditions). On retrouve à Saint-Petersburg les verbes du plus-que-présent : Conservation : solidité des constructions et des traditions Anticipation : toujours sur le fil, tout peut basculer dans un univers sans contraintes, les saisons ont chacune leur exceptions Engagement : le regard, la marche, la gastronomie, les églises inspirantes, la complexité russe Lâcher-prise : Lire plus …

L’Arpège – Le printemps des jardins

Le menu du jardin. Champagne « Rouge et Blanc », 3 pépites qui explosent et restent longtemps en bouche. C’est le portail du jardin, on voit au loin les différents espaces qui vont s’ouvrir à nous : sous terre avec la betterave, sur terre avec le concombre et sur pied avec les fraises et le céleri. Alain Passard passe nous voir et nous conter la vie de jardinier chez qui l’atmosphère et les nuages influencent directement cette table. Je réalise là encore, que ce que nous gouttons était cette nuit bien accrochée à la terre : espace et temps. Transparence des jardins au parfum de fleurs de sureau sauvage / carpaccio Le soleil n’est pas encore levé, la fraiche rosée diffuse la Lire plus …

Madrid – la Capitale

Madrid est grande, imposante ; tout y semble politisé, incarner une opinion, un principe d’organisation sociale, des droits, des combats, des intrigues, des guerres, … De grandes artères et de petites rues, de grands monuments nationaux et des cinémas de quartiers, de grandes places et des placettes, … Entre grande institution et vestibules, en grands récits et conciliabules. Deux champs d’expériences du plus-que-présent à Madrid : Parcourir le temps à pied (marcher, goûter, voir, sentir) & vivre les interstices du dualisme Espagnol (se projeter, lâcher-prise et engagement dual) Le musée du Prado : l’accumulation ostentatoire de trésors de conquêtes lointaines, de mariages habiles – glorifiant l’Espagne. L’expérience de l’art au service de la puissance politique. Marcher dans la Cité en Lire plus …

Pertinence

Rue de l’exposition, à côté de nombreuses belles adresses : Pottoka, Philippe Excoffier, le violon d’Ingres… Pertinence ou l’expérience d’une étincelle de printemps au cœur de l’hiver. Pour commencer des moules, coques et couteaux à l’étuvée parfumés au gingembre. Une petite forêt d’herbe et de fleurs que l’on inonde de son jus la transformant en mangrove. Subtile mélange de fraîcheur et de minéralité. [Vin de Savoie – Château de Mérande ; clair et ouvert]. Non sans rappeler le délicieux ballotin de chez Antoine – où les chefs se sont d’ailleurs rencontrés. Puis un risotto d’épeautre avec un jambon ibérique de 45 mois servi au milieu d’une assiette de céramique chaude. Le retour de promenade au pays basque, le feu de Lire plus …

Le cinéma

Le cinéma est une expérience du plus-que-présent. On peut être spectateur et vivre le film au présent ou alors acteur et vivre le film au plus-que-présent. Pour cela : Se laisser s’attacher aux différents acteurs du film ; sans filtre sur la qualité de leur jeu. On y est quand on se prend d’amitié pour un personnage du film. Se laisser captiver par l’histoire comme si elle était essentielle pour soi ; sans filtre sur la cohérence du déroulé. On y est quand on pleure ou rit d’une situation. Se laisser ressentir le décor comme si c’était un rêve ; sans filtre sur la pertinence. On y est quand on aimerait y être. Se laisser, … « Se laisser » est un Lire plus …