Identités culinaires

Rétrospectives Aussi loin qu’on s’en souvienne, il existe toujours une expérience gustative et olfactive – où l’on se retrouve. La place des uns et des autres autour de la table quotidienne, les rôles de chacun et les tours de rôle (le pain, le frigidaire, le dessert, la vaisselle, …). Et son plat préféré, tant attendu, et son plat détesté, tant redouté. Introspectives Déjeuner, c’est rompre le jeûne pour se retrouver à nouveau. Eprouver des odeurs connues, mettre des noms sur les viandes, les légumes, les fruits. Respecter un ordre dans la dégustation de l’assiette. Le repas c’est une inspiration introspective : rien n’est laissé au hasard – c’est tout son être qui s’active, un moment d’une présence culturelle inouïe. Discerner Lire plus …

L’Astrance ou le roman culinaire. 

Chaque scène est une histoire à part entière qui comme les parfums a ses notes de tête (croquant, épicés, zestés) puis de cœur (velouté, jus, mâche) et de fond (multiples herbes, grillé, frit, bois) qui restent longtemps. Longtemps pour qu’on s’y retrouve : un déjeuner en famille, une odeur oubliée, un voyage passé ou rêvé, des vins complexes à deviner, des terroirs à imaginer, une discipline de dégustation, un hôte à découvrir. Puis les scènes s’articulent dans une intrigue historique : le décor (champignon fois gras), un récit de voyage (crevettes citronnelle), la mémoire d’un lieu (saint pierre figue), le souvenir d’une tradition (poularde sauge), l’expérience d’un terroir (canard coings), la subtilité du repos (vanille pomme de terre), l’anecdote piquante Lire plus …

Christian Dior aux arts décoratifs

L’effet de mode. Les différents directeurs artistiques ont su capter leurs époques et les transformer en vêtements – des représentations un instant d’une identité collective sublimant l’apparence pour libérer l’espérance intime de soi. Et puis il y a les créations de Christian Dior lui-même – il dessine le corps et le structure pour ce qu’il est – une représentation de soi, essentielle. Superbe mise en scène de cet art du temps.

Van Gogh – Auvers sur Oise

80 chefs d’œuvre en 70 jours. En juin et juillet, la lumière et la chaleur sont enivrantes – les couleurs s’exacerbent dans les milles contrastes de la campagne effervescente. Et Van Gogh s’enivre aussi tous les jours, de ce moment, la peinture-sculpture devient peinture-musique. Étrange sentiment d’être là, à ses côtés dans ce moment à la fois intime et si essentiel pour lui mais aussi pour moi.  

Le Shang Palace – l’expérience de la Chine

Le Shang Palace. Il y a 25 ans, je travaillais en tant que stagiaire dans ce lieu – c’était le Centre Français du Commerce Extérieur. L’extérieur est toujours à l’intérieur : une cuisine raffinée, pleine de surprise (« le bouddha qui saute le mur.. une soupe terre-mer pleine de surprise »), un homard au gingembre et pour finir l’acool de riz du Parti communiste chinois. Une expérience exceptionnelle où le chef cantonnais met en scène la Chine à travers la Chine.

Le bon marché

Le Bon Marché. Un monde dans le monde. Lumière du jour, enseignes prestigieuses, ateliers de personnalisation, des rayons spécifiques, et une épicerie du monde – des arbres, des œuvres d’art, des bistrots, des cafés, des étals … et des ponts, des tunnels, des raccourcis… Le Bon Marché. Un monde dans le monde. Lumière du jour, enseignes prestigieuses, ateliers de personnalisation, des rayons spécifiques, et une épicerie du monde – des arbres, des œuvres d'art, des bistrots, des cafés, des étals … et des ponts, des tunnels, des raccourcis… A post shared by Jerome Fraissinet (@jerome.fraissinet) on Jun 5, 2017 at 11:00am PDT    

Chenonceau – Le film des saisons

Catherine de Medicis après avoir expulsée Diane de Poitiers, assura depuis un petit cabinet vert la régence. Impressionnant d’imaginer régner sur la France depuis un si petit endroit au bord de l’eau. Elle rajouta aussi sur le pont les deux étages pour y retrouver sa Florence lointaine. Les divertissement d’alors prenaient du temps : construire un château, regarder le film des saisons dans les jardins, préparer les fêtes …  

Aida

Dans la cuisine japonaise, le kire-aji est un art de la découpe de la viande qui donne un goût différent en fonction de l’angle de la coupe. Koji Aida, un maitre teppanyaki sublime cet art pour des sensations ultimes : sonores, visuelles, odorantes, tactiles et gustatives. Dans la cuisine japonaise, le kire-aji est un art de la découpe de la viande qui donne un goût différent en fonction de l'angle de la coupe. Koji Aida, un maitre teppanyaki sublime cet art pour des sensations ultimes : sonores, visuelles, odorantes, tactiles et gustatives. A post shared by Jerome Fraissinet (@jerome.fraissinet) on Feb 27, 2017 at 3:21pm PST