Le vin – point d’accès au plus que présent

Depuis un certain temps, quand j’achète du vin je demande au caviste de choisir 6 bouteilles de rouge et 6 bouteilles de blanc, toutes différentes et à chaque fois différente.

Chacun, avec son style, me parle du vin avec leur mots abordant tour à tour l’ensemble de ce qui fait du vin un symbole du plus-que-présent : espaces marchands, voyage, ivresse, dîner, moments et instants.

  • le terroir : voyage assuré dans ces régions. Je me vois en voiture dans chacune de ces régions, voir le nom des terroirs sur le bord de l’autoroute. J’y suis déjà instantanément (Buzet, Fitou, Condrieu, …)
  • le vigneron : des noms, souvent inconnus pour moi, mais la simple évocation d’un nom de famille me fait imaginer le travail de tous toute l’année – chacun différent. Au moment de l’ouvrir, un rapide coup d’oeil sur internet et je vois leur têtes, … Certains cavistes évoquent le parcours familial du vin : la grand-mère qui a vendu, les petits-enfant qui ont repris, une vieille vigne, …
  • le négociant : le « de chez… ». Là, je vois le marchand qui sillone les routes, amoncèle les bouteilles, visite les salons, … De grands noms, de grands commerçants.
  • les cépages : étranges noms qui savent raviver des traces gustatives et odorantes. Une nouvelle carte apparait, celles des cépages qui est dans un espace bien étrange.
  • les assemblages : 50% merlot/50% cabernet, … l’alchimie du vin qui permet de mélanger les cartes et d’en fabriquer de nouvelles. Etrange représentation multi-dimensionnelle.
  • les goûts et les odeurs : on est dans les analogies (boulanger, vert, fleuri, épicé, ..) C’est assez étrange alors de se projetter dans ces moments d’expérience sensorielle. Des sons s’ajoutent, des lieux puis des gens.
  • l’année : des années exceptionnelles (2015, 2005, 2009) et d’autres spéciales. Je me rapelle les étés de ces années là et j’imagine les vignes captant avec gourmandise cette chaleur solaire.

Après ces belles paroles, je regarde le nom, l’étiquette, le flacon imprégnant cette vision de toutes ces histoires et sensations.
Plus tard, la dégustation. C’est un transport hors norme. Voyage dans les terroirs, douce ivresse de l’alcool, le vigneron s’invite au dîner, la descente de la bouteille est un moment et chaque gorgée se fige en un instant.

Un point d’accès au plus que présent : le vin.

> Les deux caves où je vais sont reliées entre elles par des champignonnières – vestige de la région transformées en réseaux de stockage de vin – un autre point de départ pour de merveilleux voyages.

Sélection de Novembre 2017 – Caves Marly

Sélection de Septembre 2017 – Caves Marly

Caves Marly – Port Marly – un conseil d’exception – prévoir du temps

Les caves Bourdin – Bougival – de bon conseil aussi

> Quelques beaux assemblages dont je garde la trace : dîner, moments, instants. Ils le sont tous.

Marcillac

Bourgueil

Bouzeron

Chenonceaux – Eclat de Silex

Le Roc – Fronton

Le Soula – Côtes Catalannes (exceptionnel)

La Martinette – Côtes de provence

Morgon

> Et ici, quelques bonnes bouteilles bues lors des voyages

Vino Vere – Lisbonne

Vermentino – Venise

Négrette – Chenonceaux (exceptionnel)

Centeilles 2011 chez L’Astrance à Paris – un cépage oublié

Allela – Barcelone

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