L’orangerie

Au cœur du triangle d’or, au milieu du Georges V, l’Orangerie – 20 couverts entre la cour intérieure et les salons feutrés. Une mise en scène haute couture aux couleurs de pierres précieuses : betterave rutilante, filet de riz ciselé, huîtres fluorescentes, glacis de lièvre, … Assemblages modernes (potiron et gelée de passion, rouget Amaretto, aubergine et menthe) ou traditionnels d’automne (lièvre royal et châtaigne, anguille fumée, figues confites). Des entremets chatoyants (citron concombre, pain de truffe) et des vins appropriés. Nous avons fabriqué un souvenir ici avec mes parents en ce doux dimanche d’Automne en vivant chaque moment comme un bonbon dominical. Le plus-que-présent c’est aussi cette conscience de fabriquer du présent pour le futur.

Prendre un café

Il y a deux expériences : le café solitaire et celui à plusieurs. Je parle de la seconde. Anticipation : trouver sa place autour de la table – à côté de qui, en face de quoi, le dos à quoi et les pieds, … Lâcher-prise : quoi choisir cette fois-ci, que tenter, « tu prends quoi ? » S’engager : ce dernier instant avant d’indiquer – café, demi, Perrier-rondelle, casa, … tenter des trucs, demander la liste des jus, … Conservation : conserver son choix et se préparer à la premier gorgée. Ensuite, les discussions se lancent et l’arrivée des boissons permet à celles-ci de se cristalliser dans le plus-que-présent – car les conversations de comptoir ne se subliment que dans l’instant.

Automne flamboyant

Flamboyante fin de vie des feuillages : après l’avoir nourrit de fruits sucrés cet été, les arbres embrasent le présent de lumière. Chaque saison émerveille le présent. L’hiver le glace et le contemple Le printemps le réchauffe et l’anime L’été le brûle et le nourrit L’automne l’embrase et le suspend